C'EST UN VOLCAN QUI A DETRUIT SODOM ET GOMORRHE

« L'amour cause ainsi de véritables soulèvements géologiques de la pensée. Dans celle de M. de Charlus qui, il y a quelques jours, ressemblait à une plaine si uniforme qu'au plus loin il n'aurait pu apercevoir une idée au ras du sol, s'étaient brusquement dressées, dures comme la pierre, un massif de montagnes, mais de montagnes aussi sculptées que si quelque statuaire au lieu d'emporter le marbre l'avait ciselé sur place et où se tordaient, en groupes géants et titaniques, la Fureur, la Jalousie, la Curiosité, l'Envie, la Haine, la Souffrance, l'Orgueil, l'Épouvante et l'Amour. »

 

…….

 

Aux vilaines petites taupes… et autres empêcheurs de penser en rond…

A la plus grosse merde de Belgique…. emoji-caca

 

Spéciale dédicace… je mute mon blog ailleurs… loin de vos esprits minables et de vos vies de merde…

 

 

Quand à mon Capitaine… tu me manques.. chaque jour……… Je te cherche… à travers d’autres… et je ne te trouve pas.

Mais il est vain de vouloir ce qui n’est pas…. on risque juste de se perdre à  chercher des chimères…..

 

Dans : Non classé
Par unvolcanadetruitsodometgomorrhe
Le 16 avril 2017
A 23 h 22 min
Commentaires : 0
 
 

La Maison sur Pilotis (5)

Les années de néant

Suite à la séparation avec Carl, brutale, ou mon monde s’est effondré en moins de 15 jours, je suis restée seule avec mes deux enfants, et aucune réponse à mes questions.

J’avais perdu ma route… incapable de penser, de réagir et niant l’évidence surtout… il était impossible qu’il ne revienne pas…

J’ai passé des mois à tenter de le reconquérir, par des moyens pas toujours élégants, me disant qu’il était plus important que tout, que je devais pardonner les autres filles et que j’en étais capable.

Non… je n’en étais pas capable, car quelque part la jalousie dans laquelle il m’avait enfermée était réciproque, comme si il y avait une forme d’appartenance absolue.

Je ne parle pas des enfants…. 4 ans et 5 mois à cette époque… des dégats que nous avons commis… bref, j’ai aujourd’hui le sentiment d’un carnage.

Nous avons retenté, à plusieurs reprises, de nous remettre ensemble, mais sans grande conviction en fait…. ce qui est brisé est brisé… et c’était irréparable.

Jusqu’au jour ou un constat a été fait, dans ma bouche il n’y avait plus que des reproches, et dans la sienne des mensonges.

Ce constat a été le début de l’enfer…. pour lui comme pour moi…. parce qu’il y avait toujours ce sentiment d’appartenance mutuelle, de possession… mais nous avions tout gâché.

Aujourd’hui encore, si on me demande pourquoi il est parti… je suis incapable de répondre…. sauf à s’avouer l’inavouable… il ne m’aimait plus.

Je n’arrivais pas à l’admettre, parce qu’il était là, omniprésent, jaloux maladif… et qu’il s’est mis à me faire mal… pour me faire mal.

Il m’a frappée, à plusieurs reprises, cuir chevelu arraché, fracture du sternum, il m’a jetée contre les meubles, m’a mis un coup de coude sur la nuque, des coups de poing…. il m’a trompée.. a fait un enfant avec ma meilleure amie…. bref…. je ne compte plus…

Je lui ai fait mal aussi, jouant sur cette corde de la jalousie pour le torturer…. et à ce jeux c’est moi qui ait perdu.

Je ne peux expliquer cette période qui a duré plusieurs années, ou l’un comme l’autre, nous savions que c’était terminé.. mais ou nous n’arrivions pas à couper le lien…. se faire souffrir c’était garder un lien avec l’autre… quelque part….

Et un jour, j’ai dit STOP.. il faut que celà cesse, c’était une descente aux enfers, ou je me suis mise à boire, à faire n’importe quoi…. j’ai voulu me tuer à plusieurs reprises, je me suis volontairement blessée pour me faire mal physiquement.

Sensation étrange ou l’on a tellement mal intérieurement que j’ai dû me faire mal physiquement pour « ressentir » quelque chose.

Ce geste, ou j’ai ouvert une porte, un soir, pour aller me frapper la tête sur la tranche de la porte, ridicule quand on y pense…. et tout ce sang…. je ne voyais plus rien…. et je ne sentais rien….

A ce moment, j’ai cru que j’étais morte intérieurement…

Le lendemain à l’hopital, je me suis rendue compte de ce que j’avais fait…. mais je ne savais pas pourquoi j’en étais arrivée là… mais il fallait que ça s’arrête, car j’allais en crever.

Ce mec était comme un membre malade de la gangrène.. il fallait que je le coupe, je n’avais plus le choix.

J’ai souffert le martyr de faire ce choix, parce que même si nous nous faisions la guerre,  c’était un moyen de garder un lien avec lui… de le voir revenir à moi parfois en pleine nuit…. bref, de ne pas le perdre totalement.

J’ai pris des décisions, radicales…et je m’y suis tenue…

Je l’ai vu lui, à ce moment partir en vrille… comme un gosse qui fait un caprice… il est devenu dingue…. dormant sous mes fenêtres le jour et la nuit, m’empéchant de sortir de chez moi….. il était armé et dangereux, m’a tiré dessus, m’a fait des courses poursuite en voiture, j’ai vécu la peur…. l’angoisse…. et je lui rendais la monnaie de sa pièce.

J’ai tenu bon… je ne lui ai plus jamais reparlé….

Nous nous sommes croisés une fois….. il m’a demandé s’il pouvait me parler… j’ai refusé, liquéfiée.

Depuis 12 ans, je ne l’ai pas revu, ayant quitté la région pour être certaine de ne plus tomber dessus.

J’ai toujours cette crainte au fond de moi de retomber dessus par hasard, au cours d’une de mes sorties, n’ayant d’autre choix de toutes façons que la fuite.

Il m’a anéantie, m’a fait perdre tout contrôle de moi-même et toute emprise sur quoi que ce soit…et j’ai juré que PLUS JAMAIS quelqu’un ne me ferait de mal à ce point.

A cette époque, je suis beaucoup sortie, j’ai multiplié les aventures, pour me rassurer, pour combler.. pour évacuer…

Et je me rendais compte que je faisais toujours les choses pour de mauvaises raisons….

J’ai rencontré Stéphane à ce moment là…. peut etre le seul qui aurait pu compter.

Il avait l’air d’un dieu grec, blond, des boucles souples en cascade sur son pull rouge…. je me rappelerai toujours cette première image, ou j’ai été saisie par sa beauté et le regard que nous avons échangé.

Il était fantastique… adorable, merveilleux amant, fougueux…. je l’ai adoré… et j’ai commencé à ressentir des choses pour lui, attendre qu’il m’appelle….

Un soir il me dit « les hommes ont chercher à te dompter… aucun ne t’a apprivoisée »… il avait tout compris, et j’ai fuit…

Je ne suis pas allée au rendez-vous suivant… j’ai refusé de prendre ses appels…. bloquée par la peur…

Je le regrette, sincèrement aujourd’hui.

Deux ans plus tard, je l’ai croisé dans la rue… nous nous sommes souris…. et chacun a poursuivi son chemin… je me suis retournée quelques dizaines de mètres plus loin… et il s’était arreté, lui aussi retourné….

La meme sensation de panique m’a prise…. à ce moment précis… mon coeur me hurlait d’aller le voir, de lui dire…. et je n’ai pas pu….

Je me suis retrouvée emmurée par ma peur… isolée ensuite.

J’ai trouvé tous les pretextes du monde pour rester seule… pour que l’on ne me touche plus…pour me protéger.

J’ai bien joué le rôle du sacrifice maternel.. à la perfection…. élève appliquée et même militante… jurant mes grand-dieux que j’étais parfaitement bien comme ça et que je n’avais besoin de personne… c’était peut etre vrai… je n’en sais rien….

En tous cas, une chose était sure… je ne voulais plus que personne ne puisse m’atteindre, me faire mal… parce que je n’aurai pas été capable d’y faire face… je serais tombée.

J’ai reconstruit mon petit monde… bien solide en apparence…

J’ai creusé ma tombe… tout doucement aussi…. oubliant de vivre…. aucune émotion n’est passée par moi durant ces 15 ans… sauf la peur…. et la tristesse.

Quinze années de vide émotionnel…

Jusqu’à ce que je me rende compte que cela devait se terminer…. j’avais purgé ma peine….

Que j’étais malheureuse, même si je racontais le contraire et même si socialement j’étais active, reconnue et bien considérée.

J’ai finit par admettre que la réclusion qui avait été la mienne, se comptait juste en années perdues.. que je ne revivrait plus…. c’était trop tard.

Que la peur n’éviterait pas le danger.

Que j’en avait marre d’être une poltronne de la vie et que je devais mettre la force qui était la mienne dans la reconquête de ma vie… personne ne la vivrait à ma place….

J’ai recommencé petit à petit à prendre soin de moi… à me faire belle, à sortir….

J’ai choisi les clubs libertins, par facilité sans doute…

Pas de prise de risque… du tout cuit… séduction minimale pour effet maximal…

Et pas d’implication émotionnelle dans tout ça…. du sexe, du tactile…. sans rien…

J’ai toujours refusé une deuxième rencontre, de donner mon numéro de téléphone… « c’est la règle du jeu mec »….

Peu à peu… je me suis réapproprié ce que je suis…. j’ai laissé s’exprimer mon coté exhubérant qui avait disparu… j’ai lâché le fauve….

Et je me sens libérée….

Pas encore totalement…. mais c’est mieux…. comme si tout s’était déréglé en moi durant ces 15 ans, fausses valeurs, fausses raisons, faux pretextes, fausses certitudes… il faut tout remettre dans l’ordre aujourd’hui…

Par moment j’y arrive…. et à d’autres moments c’est beaucoup plus compliqué et j’ai envie de retrouver ma « grotte ».

Et un soir, il est venu… mon Capitaine…. et sous ses mains, toutes mes barrières sont tombées, d’un coup…. juste avec de la douceur…. quelques heures.

Depuis c’est un jeu de dualité incessant entre les émotions que je ressens, et le fauve au fond de sa grotte qui lutte pour sa liberté et son indépendance…

Aimer c’est accepter de souffrir… il faut que j’intègre ça…. et que j’en sois capable…

Beaucoup trop d’émotions qui arrivent d’un coup…ça me dépasse parfois… mais c’est aussi un défi.

Et même si je me plante, il faudra bien que je me confronte à la réalité des choses un jour…. que j’affronte mes trouilles et que j’accepte de vivre….

Dans : Non classé
Par unvolcanadetruitsodometgomorrhe
Le 31 octobre 2016
A 12 h 24 min
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WILD WILD WEST – DOING MY BEST

Il y a des petits nuages dont on ne voudrait jamais descendre.

Le premier qui aujourd’hui vient me sortir de cet état de douce plénitude va amèrement le regretter.

Mon Sweet Captain était là hier et encore une  fois j’ai décollé sous ses mains.

C’était encore différent cette fois, fougueux et calme, tendre et intense.

C’est aussi ça son charme, comme ses baisers, se renouveler sans cesse.

Si j’arrive à occulter la « foire d’empoigne » dans le jacuzzi, le dégout que m’inspire tout ça.. tous ces mecs qui tentent de te toucher, qui imposent leurs mains, leurs présences, leurs regards… qui me font penser à des « détraqueurs » et qui au final viennent encombrer un moment intense et précieux pour moi.

J’étais encore une fois bien avec lui hier, tellement bien.

Oublier tout.. lâcher prise… laisser s’exprimer les émotions qui arrivent et accepter de perdre le contrôle pour quelques heures.

C’est libérateur, rassurant aussi de voir à quel point au fur et à mesure des mois j’accepte mieux cet état, sans débordement, juste prendre, accepter et donner.

Je n’ai jamais aimé que l’on me touche, je n’aime pas le contact des gens.

Même si les clubs m’ont un peu aidé à poser mes angoisses à ce niveau là, parce qu’il faut bien au final se laisser toucher, caresser, embrasser…. je ne peux pas rester un fauve toute ma vie.

Lui dès les premières minutes, toutes les peurs, les angoisses, les barrières ont volées en éclat.

Les mois passent et la faim de lui ne se tarit pas.. bien au contraire…

Même si je sais que nous ne sommes pas « sur la même longueur d’onde » émotionnelle, sa présence régulière m’est devenue indispensable.

L’entre deux nuits est douloureux…..

Mais, cette fois, il n’y aura pas « d’entre deux nuits »… parce que nous passons deux soirées consécutives tous les deux…

Rien ne pouvait me faire plus plaisir.

J’ai apprécié le fait qu’il tente de se rattraper de notre soirée « ratée »… qu’il vienne ce soir au Dek, il accepte de me faire plaisir… et c’est important.

Je devrais trouver un moyen, ce soir, de lui faire savoir à quel point j’apprécie et je suis sensible à cette attention.

Autre grande première, ce soir nous allons au resto… (Pas de plan pourri Seigneur… je t’en prie)… un an que j’attends autre chose qu’un club…

 

Hier, j’ai été touchée par tout un tas de choses, et même pour la première fois, il répond à mon message « je suis bien rentrée »…. alors que les autres fois, il n’y répond jamais…. même si je ne l’envoie pas… il semble ne pas se soucier de savoir si je suis bien rentrée au port.

 

Hier soir, j’ai senti d’autres portes s’ouvrir.

A moi de souligner agréablement l’effort, et la confiance, de récompenser le dauphin.

 

Ce matin, je raconte ma soirée à une copine, sans entrer dans les détails, mais je parle de lui… elle se marre et me dit « tu rougis quand tu parles de lui »…

Il est si….  et moi tellement sous son charme….

 

Bon j’arrête là, on n’est plus dans le raisonnable là…. Je retourne à mon nuage, j’y suis bien…..

 

 

Dans : Non classé
Par unvolcanadetruitsodometgomorrhe
Le 13 octobre 2016
A 16 h 26 min
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